Jusqu'à 10 ans de prison pour les fraudeurs des tables de craps du Bellagio

Posté le 25 avril par Julien dans Actualité

L'affaire de triche des tables de craps du Bellagio de Las Vegas va envoyer les 4 responsables en prison pour une durée variant de 1 à 10 ans de prison selon les cas. Ces individus avaient volé plus d'1$ million avec des paris frauduleux.

Des sentences exemplaires

Cette affaire de triche a été orchestrée par 4 individus : les croupiers James Cooper et Mark William Branco d'un côté et les joueurs Jeffrey Martin et Anthony Granito de l'autre. Pour avoir accepté de délivrer des détails sur l'affaire, mais aussi parce que son implication était moins importante, James Cooper a été le moins touché avec une peine de prison qui sera comprise entre 1 et 5 ans. Mark Branco a écopé de 4 à 10 ans et la paire Martin/Granito de 4 à 8 ans.

Entre août 2012 et juillet 2014, les complices ont dérobé plus d'1$ million sur les tables de craps du Bellagio en usant de hop bet. Un hop bet est un pari passé à l'oral à une table. Le fait de les passer à l'oral plutôt qu'en plaçant manuellement les jetons a permis aux escrocs de tricher à 76 reprises. Ils ne trichaient pas à chaque fois mais profitaient de « situation favorable » pour le faire.

Selon le juge Valerie Adair, les tricheurs devaient savoir qu'ils iraient en prison s'ils étaient attrapés, étant donné l'importance du vol et le nombre de fois où les parties frauduleuses ont eu lieu.

Chacun des hommes a plaidé coupable pour deux chefs d'accusation : vol et triche.

Après le procès, quelques détails ont pu être ajoutés à l'affaire. En juillet 2014, Granito a encaissé 13,200$ sur son premier lancer de dés et est resté à la table pour 229 coups supplémentaires. Selon un responsable du Bellagio, Granito a perdu 64,000$ sur des paris valides mais a pu profiter de 150,000 de gains avec ces hop bets, lui laissant donc un profit net de plus de 85,000$.

« Il n'était pas question de nécessité. C'était à 100% de l'avidité. »

Le fait que les individus aient agit par avidité et non parce que leur situation financière difficile les a poussés à agir de la sorte a aggravé la sentence.