En Dordogne, un jeu de dés transforme l’achat en jeu de hasard : un double six et la commande est offerte !

Publié le 19/01/2026

À Boulazac-Isle-Manoire, en Dordogne, une petite chaîne de boulangeries a décidé de pimenter le passage en caisse avec un jeu de dés ! En effet, au moment de régler, le client a la possibilité de lancer deux dés dans un petit plateau. Et si ces derniers affichent un double six, la commande est immédiatement offerte ! Chose intéressante : la règle s’applique à une baguette comme à des achats plus conséquents, l’enseigne citant aussi des produits saisonniers, dont la galette des rois.

Un double six pour repartir sans payer : la mécanique des dés en boulangerie

L’opération concerne trois établissements de l’enseigne Le Fournil, identifiés localement comme Le Fournil de l’Agora, du Val d’Atur et du Petit Change. L’avantage du dispositif pour les clients, c’est qu’il permet de rendre l’achat de baguettes, viennoiseries et autres pâtisseries très ludique ! Ainsi, faire un double six, c’est la garantie de quitter la boulangerie sans payer, les bras chargés de bonnes choses à déguster, bien que cela ne représente qu’une chance sur 36. Autrement dit,  c’est assez rare pour rester excitant, mais suffisamment accessible pour que l’on tente sa chance sans avoir l’impression de participer à une loterie impossible à gagner.

Dans un reportage vidéo diffusé sur BFM TV, les clients décrivent une initiative « rigolote » et conviviale, certains expliquant même que cela leur donne envie de revenir plus souvent. Le patron de la chaîne de boulangeries a confessé avoir eu l’idée du lancer de dés en observant les fêtes foraines. « Les dés, c’est simple et efficace, et ça ne fait pas perdre de temps au comptoir », rajoute-t-il.

Une opération marketing qui rappelle, en filigrane, les règles des jeux de hasard

D’après les informations relayées, l’opération a démarré le 17 décembre 2025 et doit se poursuivre jusqu’au 31 janvier 2026. Chaque jour, entre dix et quinze personnes repartiraient sans payer grâce au double six. Le coût est estimé à environ 200 euros offerts quotidiennement, un budget assumé comme un geste commercial destiné à remercier les habitués et à attirer les curieux.

Derrière l’aspect bon enfant, l’initiative s’inscrit aussi dans un univers plus large : celui des jeux de hasard utilisés comme levier de communication. La DGCCRF rappelle que les loteries sont, par principe, interdites dès lors que quatre éléments sont réunis : offre au public, espérance d’un gain, intervention du hasard et participation financière exigée. Le même document distingue les loteries publicitaires ou promotionnelles, qui relèvent du droit de la consommation et peuvent être licites dès lors qu’elles ne sont pas déloyales.

Dans le cas présent, le jeu de hasard repose sur une mécanique transparente : un lancer unique, un résultat immédiat et un bénéfice clair. L’enseigne évoque déjà la possibilité de réitérer ces jeux de dés tout au long de l’année, si l’engouement se confirme. Reste à voir si ce rendez-vous du hasard deviendra un réflexe local, au même titre que l’arrêt quotidien en boulangerie pour acheter une bonne baguette de pain.