Ja Rule et le craps : confessions d’un « vrai joueur » entre moments chauds, pertes innombrables et gros calculs

Publié le 03/12/2025

Dans le monde entier, de nombreuses stars du sport, du cinéma ou encore de la musique sont des adeptes des jeux de casino. Le célèbre rappeur américain Ja Rule, par exemple, a déjà raconté maintes fois — et sans filtre —, sa vie de parieur, façonnée autant par les dés lancés à Hollis, dans le Queens, que par les tables des casinos. L’épisode le plus marquant de sa vie de joueur ? Une session en Australie où il estime avoir empoché environ 100 000 $ au craps. Le rappeur dit avoir « jeté les dés toute la journée » et séché une interview TV pour ne pas quitter la table en pleine série gagnante : « Tu ne quittes jamais une table quand tu sais que c’est le feu ».

Ja Rule et le craps : un rush à 100 000 $… et de mauvaises soirées

La franchise s’étend aux mauvaises soirées… Ja Rule se souvient d’un pari massif (quelques centaines de milliers de dollars) perdu sur un match de NBA lorsque Gilbert Arenas a « couvert le spread » au buzzer d’un tir de très loin. Cette mémoire des hauts et des bas donne le ton de la philosophie développée par le chanteur : l’adrénaline, oui, mais avec la conscience qu’« au bout du compte, la maison gagne ».

Aujourd’hui, Ja Rule assure moins jouer qu’avant. Il canalise plutôt son goût du risque vers des ligues de fantasy football « à gros buy-in » entre célébrités (il cite CC Sabathia, Michael Rapaport, Joe Budden, Bun B) et vers des investissements qu’il décrit comme « une autre forme de pari » : il choisit par exemple les équipes dirigeantes des entreprises qu’il rachète, essaie d’anticiper, et surtout, il accepte l’incertitude car on ne peut pas tout contrôler.

Pass, Don’t Pass, Hard Ways : un style qui détonne à la table

Si le craps reste, par essence, un jeu de hasard, Ja Rule revendique une approche structurée. Il dit « jouer les numéros », miser sur les Hard Ways (doubles 4, 6, 8, 10), couvrir l’intérieur ou l’extérieur selon la dynamique… et parfois oser le Don’t Pass, qui n’est autre que l’envers de la mise la plus populaire, où l’on se place contre le tireur. Un choix qui peut froisser l’ambiance, mais qu’il défend comme un moyen d’« optimiser ses chances » sur certaines configurations. Il précise qu’il retire son pari Don’t Pass lorsque le 6 ou le 8 est tiré par les dés, tout en conservant ses mises sur les combinaisons parallèles.

Le rapport du chanteur avec le craps raconte aussi un parcours culturel : des jeux de rue (Cee-lo, notamment) à l’éthique de travail d’un artiste-entrepreneur, Ja Rule décrit une même pulsation. Il admet avoir longtemps parié sur tout (sports, golf, prop bets), mais s’être assagi en transférant le « goût du pari » vers des choix économiques plus calculés. « C’est la progression du joueur », résume-t-il : quand on gagne bien sa vie, on finit par parier sur des entreprises plutôt que contre un croupier. « C’est plus logique, et rentable », termine-t-il.