William Hill ne veut pas fusionner avec Amaya Gaming

Posté le 19 octobre par Julien dans Actualité

Il y a quelques semaines, des rumeurs ont commencé à apparaître concernant une éventuelle fusion entre deux firmes de jeux: William Hill et Amaya Gaming. Alors que l'accord semblait au premier abord bon pour les deux parties, il semblerait que William Hill – surtout son actionnaire majoritaire – ne voit pas la fusion d'un bon œil. Selon le bookmaker, se mélanger à Amaya Gaming ne présente pas d'atout majeur, selon l'agence de presse Reuters.

Refus catégorique pour William Hill

William Hill est l'un des principaux bookmakers britanniques et jouit d'une bonne réputation auprès des joueurs et des professionnels. Mais William Hill est moins performant sur ses activités de jeux en ligne que certains de ses concurrents et peine à rester au top de l'industrie. Afin de combler ce vide, la firme avait annoncé qu'elle cherchait à intensifier ce secteur lucratif en s'alliant avec un spécialiste.

Amaya Gaming de son côté a pour principal atout de posséder Pokerstars et Full Tilt Poker. La société avait racheté ces actifs pour 4,9$ milliards en 2014, sachant que Pokerstars reste le numéro 1 incontesté du poker en ligne (En France, le marché est toutefois dominé par Winamax, de peu). Amaya serait intéressé pour renforcer sa présence live, notamment grâce aux nombreux boutiques de paris de William Hill.

Mais bien que cette fusion pourrait apporter certains avantages, Parvus Asset Management – l'actionnaire majoritaire de William Hill avec 14,3% de parts - a été très clair sur le fait qu'il était contre cette fusion. Selon lui, elle ne présente que peu d'intérêts et beaucoup de risques. « Discuter de cette fusion est une perte de temps ».

Dans le refus, Parvus rappelle également qu'Amaya Gaming est actuellement poursuivi dans le Kentucky pour son activité pré-black friday (avant 2011). Pokerstars opérait à l'époque sans en avoir le droit aux Etats-Unis. En tant que nouveau propriétaire, Amaya Gaming pourrait écoper d'une amende de 870$ millions.

En outre, l'ancien PDG d'Amaya a dû quitter ses fonctions pour répondre de ses accusations de fraude et de délit d'initié. David Baazov ne jouit donc pas de la meilleure réputation pour défendre Amaya.

William Hill refuse donc la proposition d'Amaya Gaming et continue de chercher pour un nouveau partenaire qui lui apporterait une réelle valeur ajoutée.