Plus de 450.000 mineurs anglais jouent à des jeux d'argent

Posté le 08 décembre par Julien dans Actualité

Une récente étude de la Commission des Jeux Britannique a montré que le nombre de mineurs jouant de l'argent sur internet est plus important que l'on ne pense (sont pris en compte les jeunes entre 11 et 15 ans). D'après cette étude, 450,000 mineurs auraient déjà parié à des jeux (live ou en ligne) et 9,000 d'entre eux seraient susceptibles de devenir des joueurs à problème.

Les mineurs attirés par les jeux d'argent

D'après les recherches de la Commission, les garçons sont plus attirés par les jeux d'argent que les filles. Les machines à sous type bandit-manchots avec des symboles de fruits sont les jeux les plus recherchés. Dans certains cas, les mineurs jouent via les jeux à gratter et les tickets de loterie achetés par les parents. Dans d'autres, ce sont les enfants qui achètent eux-mêmes, souvent en ligne et souvent via une application mobile.

Les enfants qui feraient régulièrement l'expérience de jeux d'argent seraient plus nombreux que ceux qui consomment de l'alcool, du tabac ou des drogues.

N'ayant pas les soucis de la vie du quotidien, les enfants qui « gamblent » veulent surtout se divertir et gagner de l'argent de poche. Le rôle des publicités à la télévision et sur internet a son importance et 75% des sondés ont déjà vu un spot publicitaire à la télévision, 63% en ont vu sur les réseaux sociaux et 57% sur internet. L'exposition des plus jeunes à des publicités jouent sur leurs cerveaux, très réceptifs à cet âge-là réveille certaines envies de jeux.

Le directeur de la Commission Britannique a tenu à rassurer les parents sur le fait que ce phénomène peut être contrôlé. Il est important de noter qu'un enfant qui achète un jeu à gratter une fois de temps en temps n'est pas voué à devenir compulsif, mais qu'il faut insister sur une bonne communication et une prévention pour s'assurer de repérer certains comportement déviants. Tim Miller insiste sur le fait qu'il en est de la responsabilité des parents de veiller à cela.