La Roumanie envisage de légaliser son marché des jeux d'argent en ligne

Posté le 23 janvier par Julien dans Actualité

La Roumanie a décidé d’engranger plus de bénéfices pour essayer de s’éloigner de la crise. Pour cela, le pays va réguler les jeux d’argent en ligne et augmenter les taxes des casinos (et des machines à sous) et des paris sportifs.

Jusqu’à 100€ millions en nouvelles taxes

Afin de réduire le déficit budgétaire, la Roumanie doit trouver des ressources. Et comme beaucoup de pays, elle a décidé de se tourner vers l’industrie des jeux d’argent, à la fois en ligne et terrestre.

« Nous estimons que les jeux en ligne rapporteront 100€ millions en taxes directes en 2015. » a déclaré Cristinela Nistor, Présidente de l’Office National pour les Jeux de Hasard.

Le but de la nouvelle loi sur les jeux en ligne a pour but de dégager des revenus supplémentaires et stimuler le marché.

Le marché des jeux d’argent a rapporté près de 150€ millions l’année dernière, sans compter les jeux en ligne.

Quand la légalisation en ligne aura eu lieu, les opérateurs pourront aborder ce marché et aider à dynamiser ce pays, qui est un des plus pauvres de l’Europe.

Même si le pays n’est pas régulé, beaucoup de Roumains ne se gênent pas pour jouer sur des sites illégaux (ils risquent pourtant jusqu’à deux ans de prison) et les sites de poker sont parmi les plus populaires. Réguler le marché permettrait de récupérer en taxes l’argent qui se dissipe sur les sites non-régulés.

Le point important pour créer un marché dynamique est de ne pas étouffer les opérateurs avec des taxes trop importantes.

Car du côté des opérateurs terrestres, le gouvernement a déjà prévu une hausse des taxes. Les casinotiers devront payer une taxe annuelle qui pourrait atteindre 180.000 euros.

Comme l’ont déjà mentionné certains acteurs du marché, il est très dangereux de prendre le risque de tuer un marché en fixant des charges trop élevées. Le pays va devoir trouver un juste milieu pour que l’opération ramène des fonds, mais que les entités taxées puissent continuer à travailler.