James Packer s'investit de moins en moins dans ses activités de casinotier

Posté le 19 décembre par Julien dans Actualité

James Packer, le patron de la firme Crown Resorts, semble de moins en moins dans les affaires et de plus en plus dans le retrait de ses activités. Récemment, le businessman a annoncé se retirer subitement de ses projets à Las Vegas et Macau.

Quelle est donc la raison qui pousse Packer à s'impliquer de moins en moins dans ses activités professionnelles ? Le vent est-il en train de tourner ou a-t-il simplement décidé de profiter de la vie et de ses milliards... ?

Packer encaisse de plus en plus

Crown Resorts a décidé de vendre 1,2$ milliard de parts de la société Melco Crown. Dorénavant, la firme qu'il dirigeait avec Lawrence Ho ne serait gérée que par ce dernier. Crown ne possède donc plus que 13,4% de Melco Crown et Packer ne siège plus au conseil d'administration.

En outre, il a aussi décidé de se retirer du projet d'1,9$ milliard à Las Vegas. Le développement d'un nouveau casino d'envergure dans la ville du vice devait être son grand retour à Vegas, après y avoir perdu des sommes considérables lors de la crise de 2008. Finalement, rien n'y sera fait (sauf nouvelle surprise).

Derrière ces décisions qui paraissent extrêmes se cache peut-être l'implication de la Chine sur ses ressortissants. En effet, Macau a subi de fortes baisses de revenus depuis que le gouvernement chinois a restreint les venues et les dépenses de ses joueurs. Ces restrictions ont également impacté d'autres destinations asiatiques, puisque le joueur chinois fait partie des plus dépensiers asiatiques. Quand il ne vient plus ou qu'il vient moins, le chiffre d'affaires des casinos baisse.

Il y a quelques semaines, 18 employés de Crown Resorts ont été arrêtés en Chine pour motif d'activité criminelle de jeux d'argent. Ces personnes ont été emprisonnées temporairement pour avoir ciblé des joueurs high rollers en Chine. Parmi eux se trouvait le vice président de la section VIP de Crown Resorts, Jason O'Connor.

James Packer est peut-être las de ce climat tendu et sent que le vent pourrait vite tourner (Macau est déjà en perte de revenus depuis mi-2014). Les parts vendues pour 1,2$ milliard de parts serviront selon l'homme à rembourser une partie de la dette mais aussi à payer des dividendes exceptionnels de 368$ millions, dont la moitié ira directement dans ses poches.